Francis BABLON
Sophrologue à Granville

Francis BABLON, sophrologie à Granville, près de Coutances et Avranches

Francis BABLON
Sophrologue à Granville

Approche de la méditation

Attention

 

Comme le prisme décompose la lumière blanche pour nous laisser voir les couleurs qui la constitue, Juddi Krishnamurti à travers son anticonformisme, sa discipline, son déconditionnement et sa quête de vérité, de liberté nous laisse voir les couleurs qui constituent le monde.

Parmi les nombreues conférences qu'il a soutenues dans le monde entier, j'ai retranscrit ici dans son intégralité une conférence qu'il a donné à New Delhi le 8 novembre 1981. Ce texte est extrait de l'ouvrage la flamme de l'attention - editions du Rocher - 1987.

J'ai choisi cette partie car elle fait référence à un état de conscience pour lequel il est souvent compliqué de donner une définition parce que c'est le fruit d'une expérience  qui nous éloigne de nos façons habituelles de percevoir notre environnement, nos émotions, nos actions, nos ressentis, la méditation

Grace à sa capacité de perception immédiate, totale et pénétrante des choses, J. Krischnamurti nous en donne une approche éclairante en mettant une fois encore notre responsabilité individuelle en avant.

Aussi, pour moi, la lecture des textes de J. Krischnamurti me permet d'éclairer un des principe fondamentaux de la sophrologie, le principe de réalité objective indispensable au sophrologue pour fonder une relation saine et respectueuse avec les autres.

Maintenant, si vous le voulez bien, place à la lecture du deuxième chapitre de la flamme de l'attention.

Pour une compréhension plus juste de cette conférence, il est important à mon sens de se replacer dans le contexte géopolitique du monde et religieux de l'Inde au début des années 1980. Ceci étant précisé, le discours sur la méditation qui suit reste intemporel, et a peut-être aujourd'hui encore plus d'échos qu'en 1981.

" Avant d'examiner la question de la méditation, nous devrions discuter, ou partager ensemble - c'est peut-être le mot exact - l'importance de la discipline. Dans le monde, la plupart de nous, ne sont pas disciplinés, disciplinés dans le sens que nous n'apprenons pas. Le mot discipline vient du mot disciple, le disciple dont l'esprit apprend - pas avec quelqu'un, pas avec un gourou, un maître ou un prêcheur, ni avec des livres, mais apprendre par l'observation de son propre esprit, de son propre coeur, apprrendre à partir de ses propres actions. Et cet apprentissage demande une certaine discipline, et non le conformisme que la plupart des disciplines sont censées exiger. Là où il y a conformisme, de l'obéissance et de l'imitation, il n'y a jamais d'apprentissage, on ne fait que suivre. La discipline implique l'apprentissage, apprendre sur l'esprit très complexe que l'on a, sur notre vie quotidienne, apprendre sur les relations avec les autres, de sorte que l'esprit soit toujours souple, actif.

Pour partager ce qu'est la méditation, on doit comprendre la nature de la discipline. Telle qu'elle est comprise habituellement, la discipline suppose le conflit, se conformer à un modèle comme un soldat, ou se conformer à un idéal, se conformer à certaines paroles des livres sacrés, et ainsi de suite. Là où il y a conformisme, et il y a forcément friction et, par conséquent, perte d'énergie. Si notre esprit et notre coeur sont en conflit, il ne peuvent pas méditer. Nous allons approfondir cela. Ce ne sont pas de simples paroles, que vous acceptez ou que vous refusez, mais c'est quelque chose que nous allons examiner ensemble.

Nous vivons depuis des millénaires et des millénaires dans le conflit, le conformisme, l'obéissance, l'imitation, la répétition, de telle façon que notre esprit est devenu extrèmement terne ; nous sommes devenus des gens de secondes mains, toujours en train de citer quelqu'un d'autre, ce qu'il a dit et ce qu'il n'a pas dit. Nous avons perdu la capacité, l'énergie pour apprendre à partir de nos propres actions. C'est nous qui sommes totalement responsables de nos actes - ce n'est ni la société, ni l'environnement, ni les hommes politiques - nous sommes entièrement responsables de nos actes et du fait d'apprendre à partir d'eux. Dans un tel apprentissage, nous découvrons énormément, car dans chaque être humain, dans le monde entier, il y a l'histoire de l'humanité ; en nous, il y a l'anxiété de l'humanité et la peur, la solitude, le désespoir, la souffrance et la douleur ; toute cette histoire complexe est en nous. Si vous savez lire ce livre, alors vous n'avez plus à lire aucun autre livre - excepté des livres techniques, par exemple. Mais, nous sommes négligents, pas pressés d'apprendre sur nous mêmes, sur nos actions, et nous ne voyons pas que nous sommes responsables de nos actes et de se qui arrive dans le monde et dans cet infortuné pays.

On doit mettre de l'ordre dans sa maison, car personne sur terre ou dans les cieux ne va le faire pour nous, ni notre gourou, ni nos serments, ni notre dévotion. nous vivons, nous pensons, nous agissons de façon désordonnée. Comment un esprit désordonné peut-il percevoir ce qui ordre absolu - comme l'univers est ordre absolu ?

Quel est le rapport entre la beauté et un esprit religieux ? Vous allez peut-être vous demander pourquoi les religions et les rituels traditionnels ne se réfèrent jamais à la beauté. Mais la compréhension de la beauté fait partie de la méditation, pas la beauté d'une femme ou d'un homme, ou la beauté d'un visage qui a sa propre beauté, mais la beauté elle même, la véritable essence de la beauté. La plupart des moines, des sannyâsins et des esprits que l'on dit portés à la religion, négligent totalement cela et s'endurcissent vis à vis de leur environnement. Un jour, où nous étions dans l'Himalaya avec des amis, il y avait un groupe de sannyâsins devant nous, descendant le chemin en chantant; il ne regardaient jamais les arbres, ils ne voyaient pas la beauté de la terre

la beauté du ciel bleu, les oiseaux, les fleurs, les eaux vives ils étaient totalement préoccupés par leur salut et leur divertissement personnels. Et cette coutume, cette tradition, dure depuis des milliers d'années. Un homme qui est supposé être religieux, doit fuire, éviter toute beauté, et sa vie devient terne, sans le sens de l'esthétique; et pourtant la beauté est un des délices de la vérité.

Quand vous donnez un jouet à un enfant qui a été bavard, dissipé, qui à joué, crié, quand vous donnez un jouet compliqué à cet enfant, il s'absorbe totalement dans ce jouet, il devient très calme, trouvant du plaisir dans son mécanisme, l'enfant devient complètement concentré, absorbé par ce jouet. Toute l'agitation a été résorbée. Et nous aussi, nous avons des jouets, les jouets de l'idéal et des croyances qui nous absorbent. Si vous adorez une image - parmi toute les images de la terre, aucune n'est sacrée, elles sont toutes faites par l'esprit de l'homme, par sa pensée - alors nous sommes absorbés, comme un enfant est absorbé par un jouet et nous devenons extraordinairement calme et doux. Quand nous voyons une montagne merveilleuse, couronnée de neige sur un ciel bleu et les vallées profondes qui sont dans l'ombre, leur grande splandeur et leur grande majesté nous absorbent complètement; pendant un moment, nous sommes complètement silencieux car leur majesté nous envahit, nous nous oublions. La beauté est là où vous n'êtes pas. L'essence de la beauté, c'est l'absence de "moi". L'essence de la méditation, c'est d'explorer le renoncement au moi.

Il faut énormément d'énergie pour méditer et la friction est une perte d'énergie. Quand dans notre vie il y a beaucoup de friction, de conflit entre les gens et d'aversion pour le travail que l'on fait, il y a gaspillage d'énergie. Et pour examiner vraiment très profondément - pas superficiellemnt, ni verbalement - il faut aller très profondément en soi, dans son propre esprit et voir pourquoi nous vivons comme nous le faisons, toujours en train de perdre de l'énergie, car la méditation est la libération de l'énergie créative.

La religion a joué un rôle immense dans l'histoire de l'homme. Depuis le début des temps, il a lutté pour trouver la vérité. Et maintenant, les religions reconnues du monde moderne ne sont plus du tout des religions, ce ne sont que de vaines répétitions de phrases, de charabia et d'absurdités, une sorte de distraction personnelle sans grande signification. Tous les rituels, tous les dieux - tout particulièrement dans ce pays où il y a, je ne sais combien de milliers de dieux - sont inventés par la pensée. Tous les rituels sont inventés par la pensée. Ce que la pensée créé n'est pas sacré; mais nous attribuons à ces images fabriquées les qualités que nous aimerions qu'elles aient. Nous nous adorons constamment, même si c'est inconsciemment. Tous les rituels dans les temples, les pujas et tout ce que la pensée a fabriqué dans les églises chrétiennes sont inventés par la pensée; et nous adorons ce que la pensée a créé. Voyez l'ironie, l'illusion et la malhonnêteté de touit ceci.

Les religions du monde ont complètement perdu leur signification. Tout les intellectuels, dans le monde les évitent, les fuient. Ainsi, quand on utilise les mots    " l'esprit religieux", comme le fait l'orateur, ils demandent : " Pourquoi utilisez-vous le mot religieux ? " Etymologiquement, le sens premier de ce mot n'est pas très clair. A l'origine, il signifiait un état de relation avec ce qui est noble, avec ce qui est grand; et pour cela il fallait vivre une vie très laborieuse, scrupuleuse et honnête. Mais tout cela a disparu; nous avons perdu notre intégrité. Si vous écartez ce que sont devenues toutes les traditions religieuses actuelles, avec leurs images et leurs symboles, alors qu'est-ce que la religion ? Pour découvrir ce qu'est un esprit religieux, on doit d'abord découvrir ce qu'est la vérité ; aucun chemin ne mène à la vérité. Il n'y a pas de chemin. Quand on a de la conpassion, avec son intelligence, on ce qui est éternellemnt vrai. Mais il n'y a pas de direction. Il n'y a pas de capitaine pour nous diriger sur cet océan de la vie. En tant qu'être humain, nous devons le découvrir. On ne peut appartenir à aucun culte, à aucun groupe si l'on veut découvrir la vérité. L'esprit religieux n'appartient à aucune organisation, à aucun groupe, à aucune secte; il a la qualité d'un esprit global.

Un esprit religieux est un esprit qui est totalement libre de tout attachement, de toute conclusion et de tout concept, il ne s'interresse qu'à ce qui a vraiment lieu et pas à ce qui devrait être. Il s'occupe chaque jour de sa vie, de ce qui arrive réellement à la fois extérieurement et intérieurement; il comprend tout ce problème complexe de la vie. L'esprit religieux est libre de tout préjugé, de toute tradition, de tout sens de direstion. Pour rencontrer la vérité, vous devez avoir un esprit clair, pas un esprit confus.

Donc, après avoir mis de l'ordre dans notre vie, examinons ce qu'est la méditation - pas comment méditer, ce qui est une question absurde. Quand on demande comment, on veut un système, une méthode, un plan soigneusement conçu. Regardez ce qui arrive quand on suit une méthode, un système. Pourquoi veut-on une méthode, un système ? On s'imagine que c'est plus facile de suivre quelqu'un qui vous dit : "je vais vous dire comment méditer." Quand quelqu'un vous dit comment méditer, il ne sait pas ce qu'est la méditation. Celui qui dit "je sais !" ne sait pas. On doit d'abord se rendre compteà quel point un système de méditation est destructif, que ce soit une des nombreuses formes de méditation qui semblent avoir été inventées, indiquant comment s'assoir, comment respirer, comment faire une chose ou l'autre. Car si l'on observe, on s'apercevra que lorsqu'on pratique quelque chose très souvent, à maintes reprises, notre esprit devient mécanique. Il est déjà mécanique et on y rajoute encore plus de routine; de cette façon notre esprit s'atrophieprogressivement. C'est comme un pianiste qui pratiquerait toujours la même fausse note, aucune musique n'en sortirait. Quand on voit la vérité qu'aucun système, aucune méthode, aucune pratique ne nous conduira jamais à la vérité, on les abandonne tous, comme étant fallacieux et inutiles.

Il faut aussi approfondir tout le problème du contrôle. La plupart d'entre nous essaient de contrôler leurs réponses, leurs réactions; nous tentons de supprimer ou de modeler nos désirs. Dans tout cela, il y a toujours le contrôleur et le contrôlé. On ne se demande jamais : qui est le contrôleur et qui est celui que l'on essaie de contrôler dans cette soi-disante méditation ? qui est ce contrôleur qui essaie de contrôler ses pensées, sa façon de penser et le reste ? Qui est le contrôleur ? Le contrôleur est certainement cette entité qui a décidé de pratiquer cette méthode  ou ce système. Mais qui est cette entité ? Elle provient du passé, c'est la pensée - elle est basée sur la récompense et la punition. Donc le contrôleur appartient au passé et il essaye de contrôler ses pensées; mais le contrôleur est le contrôlé. Regarder, tout cela est vraiment très simple. Quand vous êtes envieux, vous vous séparez de votre envie. Vous dites : "je dois contrôler l'envie, je dois la supprimer - ou la rationnaliser." Mais vous n'êtes pas séparé de l'envie, vous êtes l'envie. L'envie n'est pas séparée de vous. Et cependant nous rusons en essayant de contrôler l'envie comme si elle était séparée de nous. Donc pouvez-vous vivre une vie sans aucun contrôle ? ce qui signifie pas que l'on doive se laisser aller à faire tout ce que l'on veut. Je vous en prie , posez-vous cette question : pouvez-vous vivre une vie - qui actuellement est tellement désastreuse, mécanique et répétitive - sans aucune sorte de contrôle ? Cela ne peut se faire que lorsque vous percevez avec une clarté totale; que l'orsque vous faites attention à toute pensée qui surgit - sans se mettre à penser. Quand vous êtes complètement attentif, vous découvrez que vous pouvez vivre sans le conflit qui découle du contrôle. Savez-vous ce que cela veut dire - avoir un esprit qui a compris ce qu'est le contrôle et qui vit sans l'ombre d'un conflit ? cela signifie la liberté totale. Et on doit avoir cette liberté complète pour découvrir ce qui est éternellement vrai.

Nous devons aussi comprendre la différence qualitative entre concentration et attention. La plupart d'entre nous connaissent la concentration. A l'école, au collège, à l'université, nous apprenons à nous concentrer. L'enfant regarde par la fenêtre et le professeur dit : "concentre toi sur ton livre." Et ainsi, nous apprenons ce que cela signifie. Se concentrer implique de rassembler toute son énergie pour se focaliser sur un cerain point; mais la pensée s'évade et vous avez une lutte continuelle entre le désir de se concentrer, de consacrer toute votre énergie à regarder votre page et l'esprit qui vagabonde et que vous essayez de contrôler. Tandis qu'au contraire, l'attention n'a ni contrôle, ni concentration. C'est l'attention complète, ce qui signifie consacrer toute votre énergie, votre courage, l'aptitude et l'énergie du cerveau, votre coeur, tout pour faire attention. Quand vous faites vraiment attention, complètement, il n'y a pas de mémorisation et pas d'action basée sur la mémoire. Quand vous faites attention, le cerveau n'enregistre pas. Tandis que si vous vous concentrez, que vous faites un effort, vous agissez toujours à partir de la mémoire - tel un tourne disque qui répète.

Comprenez la nature du cerveau qui n'a besoin d'enregistrer que ce qui est nécessaire. Il est nécessaire d'enregistrer où nous vivons, ainsi que les activités pratiques de la vie. Mais il n'est pas nécessaire d'enregistrer psychologiquement, intérieurement, que ce soit l'insulte ou la flatterie, etc. Avez-vous déjà essayé ? C'est probablement tout à fait nouveau pour vous. Quand vous le faites, le cerveau, l'esprit, est entièrement débarrassé de tout conditionnement.

Nous sommes tous esclaves de la tradition et nous pensons aussi que nous sommes complètement différents  les uns des autres. Nous ne le sommes pas. Nous connaissons tous les mêmes grandes douleurs, tristesses, nous versons tous les mêmes pleurs, nous sommes tous des êtres humains, nous ne sommes pas des hindous, des musulmans ou des russes - ce sont des étiquettes vides de sens. L'esprit doit être libre, toutà fait tranquille et sans contrôle. Quand l'esprit est complètement religieux, il est non seulement libre, mais il est aussi capable d'examiner la nature de la vérité pour laquelle il n'y a aucun guide, aucun chemin.

Seul l'esprit silencieux, l'esprit qui est libre, peut découvrir ce qui est au-delà du temps.

N'avez-vous jamais remarqué - si vous vous observé - que votre esprit ne cesse jamais de bavarder, éternellement occupé par une chose ou une autre ? Si vous êtes un Sannyâsin, votre esprit est occupé par Dieu, par les prières, par ceci ou cela. Si vous êtes une ménagère, votre esprit est occupé par ce que vous allez faire à manger pour le prochain repas, comment faire ceci ou cela. L'homme d'affaires est occupé par le commerce, le politicien par la politique et le prêtre est occupé par ses propres absurdités. Ainsi nos esprits sont toujours occupés et n'ont aucun espace, alors que l'espace est nécessaire.

L'espace implique aussi un vide, un silence qui a une immense énergie. Vous pouvez réduire votre esprit au silence en prenant une drogue. Vous pouvez ralentir votre pensée et devenir de plus en plus calme en absorbant un produit chimique. Mais ce silence est du même ordre que la supression du son. Avez-vous jamais cherché à savoir ce que c'est que d'avoir un esprit naturellemnt, absolument silencieux, sans un mouvement, qui n'enregistre que les choses nécessaires, de sorte que votre psychisme, votre nature intérieure, devient absolument calme ? Avez-vous jamais examiné cela, ou bien êtes-vous, tout simplement, prisonnier dans le courant de la tradition, dans le flot du travail et trop préoccupé par l'avenir ?

Là où il y a silence, il y a l'espace - pas l'espace auquel nous pensons habituellement, celui qui va d'un point à un autre, Là où est le silence il n'y a pas de point, il n'y a que le silence. Et ce silence a cette extraordinaire énergie de l'univers.

L'univers n'a pas de cause, il existe. C'est un fait scientifique. Mais, nous, êtres humains, sommes concernés par les causes. Par l'analyse, vous pouvez découvrir la cause de la pauvreté dans ce pays, ou dans d'autres; vous pouvez trouver la cause de la surpopulation, le manque de contrôle des naissances. Vous pouvez trouver pourquoi les êtres humains sont divisés en Siks, hindous, musulmans etc. Vous pouvez découvrir la cause de votre angoisse ou de votre solitude, mais vous n'êtes pas libre de la causalité. Toutes nos actions sont fondées sur la récompense ou sur la punition - même si c'est très subtil - ce qui est une causalité. Pour comprendre l'ordre de l'univers, qui est sans cause, est-il possible de vivre une vie sans cause ? c'est l'ordre suprême. Alors, nous parvient une énergie créatrice qui provient de cet ordre. La méditation, c'est libérer cette énergie créatrice.

Il est extrêmement important de connaître et de comprendre, la profondeur et la beauté de la méditation. L'homme a toujours demandé, depuis des temps immémoriaux, s'il y avait quelque chose au-delà de toute la ppensée, au-delà de toute les inventionsromanesques, et au-delà du temps. Il s'est toujours demandé : " Y a-t-il quelque chose au-delà de toute cette souffrance, au-delà de tout ce chaos, au delà des guerres, au-delà des batailles entre les hommes. Y a-t-il quelque chose qui soit immuabl, sacré, totalement pur, que la pensée ou l'expérience n'aient jamais touché ? Ceci a été la quête des personnes sérieuses depuis les temps anciens. Pour le trouver, pour le découvrir, la méditation est nécessaire. Pas la méditation répétitive qui n'a aucun sens. Il y a une énergie créatrice, qui est vraiment religieuse, quand l'esprit est dégagé de tout conflit, de tout le tourment de la pensée. Pour rencontrer ce qui n'a pas de début, pas de fin - c'est la vrai profondeur de la méditation et sa beauté - cela nécessite d'être libre de tout conditionnement.

Il y a une sécurité totale dans l'intelligence compatissante - une entière sécurité. Mais nous voulons la sécurité dans les idées, les croyances, les concepts et les idéaux; nous nous y cramponnons, ils sont notre sécurité - même s'ils sont faux, même s'ils sont irrationnels. Quand la compassion est là, avec son intelligence suprême, il y a la sécurité - si l'on cherche la sécurité. En fait, quand la compassion est là, quand il y a cette intelligence, il n'est pas question de sécurité.

Donc il y a une origine, un terrain originel, à partir duquel tout arrive et ce terrain originel n'est pas le mot. Le mot n'est jamais la chose. Et la méditation, c'est découvrir ce terrain qui est à l'origine de toutes choses et qui est dégagé du temps. C'est ainsi qu'opère la méditation. Et celui qui la découvre est béni."


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